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Comment comprendre ce qui se joue entre l’enseignant et ses élèves quand une classe devient « difficile » ? Que peut-on faire dans la classe, ou bien avec des ressources extérieures ? Comment tenir bon sur l’essentiel, les apprentissages ?

Apprendre est difficile, un peu mystérieux, parfois douloureux ; c’est aussi un plaisir, un enrichissement, une voie pour l’émancipation. Comment a-t-on appris ce que l’on sait, à quel endroit l’a-t-on appris ? Pour ce numéro exceptionnel, une question qui, au-delà de l’école, concerne tous les adultes qui contribuent à l’éducation des enfants.

Où va l’éducation prioritaire, après les dispositifs « Ambition réussite », puis « Éclair » ? Quelles évolutions des pratiques professionnelles, dans la classe, dans l’établissement, dans le réseau ? De ces établissements trop souvent lieux de relégation sociale et scolaire, peut-on faire une école commune ?

Le dossier présente une grande variété de pratiques pédagogiques, de méthodes recourant à des outils numériques pour mieux faire apprendre, dans un cadre collectif comme dans l’accompagnement individuel. Ni révolution, ni scandale. L’enseignement est en mouvement, grâce au numérique aussi.

Le corps à travers ses transformations, ses différences. Le corps de l’enseignant en tension dans la classe. Le corps qui socialise ou qui exclut. Le corps qui perturbe, désire ou souffre. Le corps pour bouger et ne plus bouger, pour courir et pour parler. Le corps pour grandir. Le corps pour apprendre.

Qu’est-ce qui se joue et se noue pour l’enfant, qui peut aboutir à un refus de l’école et de ses apprentissages ? Comment repérer les premiers signes de la désaffection scolaire ? Que peut la pédagogie pour l’éviter ? Quelles actions à l’échelle des établissements et des équipes pour anticiper et gérer les processus de décrochage ?

Dans ce dossier, l’idée que toutes les disciplines sont concernées par la compétence 1 du socle commun, puisque l’on travaille la compréhension et l’expression, écrites et orales, en maths comme en histoire, en technologie comme en sciences… Maitrise de la langue et compétences : un couple que l’on peut apprendre à faire danser souplement.

De la simple bévue à l’incompréhension manifeste qui se répète et qui persiste, l’erreur questionne et interpelle. Qui n’a pas connu le découragement en corrigeant des copies étalant les failles de l’enseignement ? Ce dossier se voudrait le dossier des ajustements, de ce qui permet de comprendre, d’éviter, d’utiliser l’erreur.

Comment transformer le collégien en lycéen ? Accompagner la démarche d’orientation et le projet de l’élève, pour préparer à l’enseignement supérieur ? Comment les enseignants se débrouillent-ils pour prendre en compte dans leur pratique ce nouveau positionnement du lycée ?

Entre découverte du patrimoine local et accès à des arts plus lointains, entre histoire de l’art stricto sensu et approche des arts dans leur diversité, entre avancement des programmes et projets ouverts, comment faire de l’histoire des arts une occasion pour nos élèves de regarder autrement le monde qui les entoure ?

Quoi de neuf du côté de l’évaluation ? Au-delà de la question inévitable des notes, une idée forte : évaluer les apprentissages des élèves dans le cadre d’une approche par compétences amène à reconsidérer bien des dimensions du métier, dans la mise en activité des élèves, les dispositifs d’aide, le travail en équipes.

L’objet de ce dossier est de montrer différentes manières dont joue le temps dans les apprentissages. À long terme sur les parcours des élèves ou la conception des enseignements. À court terme sur la vie de la classe, ses gestes au quotidien, le respect des rythmes de chacun, les souplesses à trouver entre lenteur et rapidité.

Quelles pratiques, dans le cours de français, mais aussi dans d’autres disciplines, de la maternelle au lycée, pour faire progresser tous les élèves ? Pour que chacun prenne la parole, à l’oral ou à l’écrit ? Pour que chacun s’approprie la langue et la littérature pour apprendre, envisager un avenir, élargir son horizon et rencontrer l’autre ?

Que recouvre l’expression « violences à l’école », sans naïveté, en sortant des oppositions simplistes, dramatisation ou minimisation, victimes ou auteurs, répression ou prévention ? Quel rôle peut tenir l’école ? Et si, au lieu de rêver à une école sans violence, nous construisions une école où l’on prenne soin de notre jeunesse ?

L’école mixte est régulièrement mise en cause, accusée de desservir tour à tour les filles ou les garçons. La question des violences sexistes et homophobes préoccupe les acteurs de l’école. Ce dossier rend compte des débats, met en lumière l’inventivité de tous celles et ceux qui agissent en faveur de l’égalité entre filles et garçons.